Sedic International, Geneon Entertainment / Japon
Western Django est une perle d’auto-dérision, un film qui mêle joyeusement les styles et les époques, le Kill Bill de Miike où Tarantino fait une apparition en guest-star plus que remarquée. Tout, de la musique à la réalisation ultra léchée font de ce film un produit abouti, un succès commercial garanti, ce qu’on ne pouvait pas dire des précédents films de Miike, malgré leur incontestable originalité. Puisant dans la veine des westerns spaghetti (macaroni westerns en japonais), empruntant ses codes cinématographiques et musicaux et les agrémentant d’éléments asiatiques, Takashi Miike est parvenu à réaliser un film très abouti qui parodie avec verve les grands trésors du cinéma occidental. De Bonnie & Clyde à Shakespeare, le ballet est réussi.
La dérision est effectivement le maître mot de ce film tandis que les clins d’œil se multiplient, que les dialogues savoureux s’enchaînent dans un anglais quasiment compréhensible (un must pour des acteurs tous japonais pour la plupart). Le film a été soigné jusqu’au moindre détail comme dans ce maquillage imparfait pour souligner la supercherie.
On vient également emprunter à Predator ou Star Wars, ou encore The Lord of the Rings dans les moments les plus déjantés. Tarantino, Miike, on savait que les deux se respectaient qu’ils s’influençaient, on sait maintenant qu’ils se citent mutuellement et visuellement. Le début du film sonne comme un clip ou un spot de pub tourné à
Mystere Vic, 12e PIFF, Octobre 2007
1 commentaire:
Je suis d'accord, ce film est vraiment unique. Je ne suis pourtant pas une grande fan de Takashi Miike.
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