De Seng Tat LIEW, avec Zi Jiang WONG, Ming Wei LIM,
James LEE, Amira Nasuha Binti SHAHIRAN
Da Huang Pictures, Malaisie
Ce premier film de Seng Tat Liew raconte l’histoire de Sui, un père célibataire trop occupé pour s’occuper de ses deux garçons Li Ahn et Li Ohm. Ces deux gamins font les 400 coups comme tous les enfants de leur âge mais bizarrement ne ressentent pas l’absence de leur mère. Ils sont d’origine chinoise mais vont dans une école musulmane d’où quelques problèmes de langue. Dans un pays aussi multiculturel que
Une scène au début du film résume tout : le dessin de Li Ohm est resté presque vierge, blanc comme neige. Blanc comme le ciel pour lui. Pour la maîtresse, c’est de la fainéantise. Le ciel est bleu et s’il le voulait blanc, il n’avait qu’à le peindre en blanc. Différences culturelles, différences de point de vue sur le monde. La rencontre avec une petite fille musulmane est aussi évocatrice de ces échanges culturels qui font de ce pays un creuset. Ce film de la nouvelle vague malaisienne qui était d’ailleurs l’un des thèmes de ce 12e festival de Pusan tient son titre de la fleur blanche que l’on arbore lorsque l’on vient de perdre un proche. Li Ohm, pose un jour une de ces fleurs dans sa poche sans y prendre garde, signifiant par là que sa mère vient de mourir. L’innocence de ces deux enfants, leur besoin d’affection qu’ils expriment inconsciemment et indirectement en adoptant un chiot abandonné sont touchants tout comme la figure du père qui, même absent, veille sur ses fils le soir tandis qu’eux veillent sur lui le matin.
Filmé très simplement mais rigoureusement avec des plans fixes, ce film a le mérite de nous montrer une autre Malaisie tout en couleurs et en nuances. Dans la section New Currents, il se détache sans conteste comme le meilleur des films présentés cette année.
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